Mon Triathlon de Toulouse 2019

19 septembre 2019
5 min
Mon Triathlon de Toulouse 2019

Aujourd’hui, l’eau est plus fraîche dans le lac de La Ramée qu’il y a deux semaines lors du triathlon de Saint Gaudens. Les combinaisons ne sont pas obligatoires car l'eau n'est pas assez froide mais elles sont tolérées. Je découvre alors que les 3 / 4 des triathlètes présents en ont une et se réjouissent de pouvoir l'utiliser pour nager plus vite. Étant dans le dernier quart, je vais devoir m'employer davantage pour avancer et ne pourrais pas compter sur la forte flottaison du néoprène pour glisser sur l'eau.

Mes transitions sur mon précédent triathlon ayant été assez longues, je vais essayer de gagner du temps aujourd'hui. La première chose est de ne pas utiliser la crème anti-frottements. Ça fait un moment que je n’ai pas essayé de courir sans. J'espère ne pas avoir d'ampoules. Je ne prévois pas non plus de coupe vent pour le vélo car la météo est plus clémente que la dernière fois.

Le sas vélo va bientôt fermer. Je ne pourrais pas aller m'échauffer en basket cette fois-ci. J'enlève donc mes baskets et les range à côté de mon vélo avec une chaussette sur chaque chaussure. Je prends mon bonnet ainsi que mes lunettes de natation et je me dirige pieds nus vers la plage où un coin d'herbe vierge de monde me permet de m'échauffer. Noushka part dans le sas féminin. En effet, les femmes et les hommes effectueront des boucles différentes sur le parcours de natation mais tout le monde partira en même temps contrairement à Saint-Gaudens où les femmes étaient parties 5 minutes avant.

Contrairement aux personnes possédant des combinaisons et le soleil ayant du mal à percer les nuages, je ne pars pas nager pour éviter d'avoir trop froid en attendant le départ. Je trempe tout de même les lunettes pour qu'elles prennent la température de l'eau afin d'éviter la buée. Ça ne fonctionne pas vraiment. Je m'y reprends à plusieurs fois avant que celles-ci ventousent bien tout en gardant les verres propres.

Après de longues minutes d'attente, le speaker nous informe que le départ va être retardé car l'organisation n'arrive pas à ouvrir un cadenas verrouillant une barrière qui se situe sur le parcours vélo. Nous devons donc encore patienter. Je me sens seul en trifonction au milieu de toutes ces combinaisons en néoprène. L'attente est moins pénible cette fois-ci car nous attendons sur la terre ferme, les pieds dans le sable, et non dans l'eau à gaspiller de l'énergie pour rester sur place.

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Natation

Lorsque le départ retentit, tout le monde sprinte. Certains se mettent très vite à nager. Je fais le choix de courir tant que j'ai pied pour grappiller des mètres de nage. Des combinaisons me dépassent de tous les côtés. Je me fais rapidement distancer par Clément qui a pourtant nagé moins vite que moi deux semaines plus tôt lorsque nous devions nous contenter des tenues trifonctions pour nager. Il nagera 2 minutes plus vite que moi. L'an prochain, il me faut absolument une combinaison si je souhaite m'aligner sur l'half Occitaman.

C'est la guerre dans l'eau. Je me prends des pieds et des mains dans tous les sens. J'ai l'impression que certains essaient presque de m'escalader ! Il est vrai que l'eau est bien trouble et on ne voit pas plus loin que le bout de sa main. Cette bataille m'épuise mais je tiens ma position. Heureusement, ma montre m'indique d'une longue vibration chaque 100m pour pouvoir me situer dans le lac. Comme à chaque bouée, les embouteillages m'obligent à brasser sur quelques dizaines de mètres.

Transition Natation - Vélo

Je sors de l'eau dans le ventre mou, la première moitié des concurrents étant devant, l'autre derrière. C'est encourageant sans combinaison, d'autant plus avec ma technique de nage à parfaire. Je cours jusqu'au sas de transition.

J'ai retenu que mon vélo se trouvait dans la 4eme rangée. Il ne vaut mieux pas se tromper car les arbitres interdisent de passer sous les barres pour prendre des raccourcis. Je suis persuadé de sortir de l'eau derrière Noushka, qui n'aura pas eu à confronter une aussi grosse foule, jusqu'à ce que je passe devant son vélo qui se situe dans la même rangée que moi. Elle est plus rapide que moi sur la transition, nous partiront peut être ensemble. L'organisation a prévu des tapis depuis l'eau jusqu'au vélo. De ce fait, mes pieds sont plutôt propres et je n'ai pas besoin de nettoyer branches et gravillons avant de mettre les chaussettes. Je gagne du temps. Je clipse mon casque, mon porte-dossard, gobe un gel énergétique et file vers la sortie du sas. Je jette un coup d'œil vers le vélo de Noushka mais elle n'est toujours pas là. Je m'inquiète un peu. J'espère qu'elle n'a pas eu de pépin dans l'eau car je n'ai pas nagé plus vite que d'habitude. Soit elle s'est fait piéger derrière un groupe de brasseurs, soit elle est partie trop vite et s'est cramée.

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Vélo

Notre plan qui consistait à profiter du drafting autorisé pour s'entraider tombe à l'eau. Je doute qu'elle réussisse à récupérer le retard d'autant plus que je pars à toute vitesse pour grappiller le plus de places possibles. Il y a 3 boucles de 6 kilomètres et des poussières à parcourir. Sur la première moitié de la première boucle, j'essaie de trouver mon rythme et de m'accrocher aux concurrents roulant plus vite que moi. Après avoir doublé plusieurs fois le même concurrent qui fait route en solitaire comme moi, je lui demande s'il est d'accord pour qu'on s'entraide vu qu'on roule à la même vitesse. Alors qu'il acquiesce de la tête, je prends le relais et vérifie de temps en temps qu'il reste dans ma roue.

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Nous enchaînerons les passages de relais jusqu'à la fin de l'épreuve ce qui me permet de moins réfléchir et de me concentrer sur mon souffle et ma récupération avant la troisième épreuve. J'aurais récupéré plus de 80 places sur le vélo avec une moyenne de 35km/h. Pas trop mal avec un vent assez défavorable !

Transition Vélo - Course à pieds

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La deuxième transition se déroule pour le mieux. Je change très vite de chaussures et prend un gel avec moi au cas où le besoin s'en ferait sentir. J'avais repéré deux ravitaillements sur le parcours de course à pied. Le premier se situe quelques centaines de mètres après le début. J'attrape un gobelet rempli d'eau et marche quelques mètres le temps de le boire. Je le jette aussitôt dans la poubelle prévue à cet effet et je repars en trombe.

À mi-parcours, il me semble reconnaître Clément au loin. J'accélère d'autant plus pour essayer de le rattraper. Une fois arrivé à sa hauteur, je l'encourage et le booste pour qu'il s'accroche à mon rythme pour qu'on termine la course ensemble. Malheureusement il est à bout de force et ne parvient pas à emboîter le pas. Je continue donc sur ma lancée et continue de grapiller des places.

Mon cardio dépasse les 170 battements par minute mais j'arrive à garder mon rythme. Je reprends un verre d'eau sur le second ravitaillement situé aux alentours du 4ème kilomètre et je donne tout jusqu'à la ligne d'arrivée.

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Bilan

J'aurais doublé une trentaine de concurrents pour terminer à la 67ème place sur 350. C'est bien mieux qu'il y a deux semaines ! J'aperçois un stand de massage. Tout juste le temps de récupérer de quoi boire et je me glisse dans la file d'attente. Avec toutes les douleurs de ces dernières semaines, j'en ai grand besoin ! Ça ne peut que influer positivement sur ma récupération. À quelques semaines du marathon, le temps gagné est précieux.

C'est une Australienne, ostéopathe de profession, qui me masse. Sans que je lui évoque les problèmes, elle sait trouver les points douloureux, pratiquement tous à gauche, et les traite un à un. À la fin de la séance, elle me donne sa carte en me disant le sourire au lèvre qu'il y a encore beaucoup de boulot. Malheureusement il faut bien laisser ma place au suivant. Je retournerai sans doute la voir dans les prochaines semaines à son cabinet sur Blagnac.

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